Shindo Eiichi, professeur émérite de l’Université de Tsukuba au Japon et aussi Directeur du centre de recherche japonais sur l’initiative la ceinture et la route. Il est celui qui a recommandé la diplomatie des villes pour réaliser l’Initiative la Ceinture et la Route. Il nous livre son regard sur la réaction chinoise face à la pandémie.

Un discours anticonformiste

« La méthode chinoise a porté ses fruits dans la lutte contre l’épidémie du nouveau coronavirus, et son expérience est d’une grande importance pour le monde, y compris le Japon »  a déclaré Shindo Eiichi, directeur du Centre de recherche une ceinture, une route  du japon.

Shindo Eiichi estime que le Parti et le  gouvernement chinois ont toujours placé la sécurité et la santé de la population au premier plan en prenant les mesures de prévention et de contrôle les plus complètes, strictes et radicales, mais aussi a apporté une contribution positive à la cause de la santé publique mondiale.

Shindo Eiichi a déclaré que le gouvernement chinois a toujours adopté une attitude ouverte, transparente et responsable, et a activement poursuivi la coopération internationale pour combattre l’épidémie. La Chine a informé en temps utile l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les pays et régions concernés, et a publié des informations de la séquence génétique du virus dans un premier temps, fournissant ainsi une référence importante aux pays pour lutter contre l’épidémie. La Chine a également fourni à de nombreux pays, dont le Japon, une assistance médicale indispensable en matière de masques, de vêtements de protection, de respirateurs et de kits de dépistage, et a activement partagé son expérience en matière de prévention et de traitement. En outre, la Chine a fait des progrès significatifs dans la reprise du travail et de la production, et la restauration rapide de l’ordre économique et social en renforçant la confiance de tous le pays dans son unité et leur détermination à surmonter l’épidémie et à revenir rapidement à une vie normale. « La Chine a apporté des contributions considérables à la lutte mondiale contre l’épidémie et a démontré sa responsabilité en tant que grande puissance ».

Shindo Eiichi a déclaré que le virus ne connaît pas de frontières et qu’aucun Etat ne peut faire entièrement cavalier seul. Les pays doivent mettre de côté leurs différences et travailler ensemble, surtout par mettre fin à la stigmatisation dans le contexte de la pandémie chez les politiciens de certains pays. L’OMS a joué un rôle important dans la lutte contre l’épidémie. Le précédent sommet spécial des dirigeants du G20 consacré à la lutte contre COVID-19 a permis aux pays de renforcer la coordination, d’approfondir la coopération et de renforcer la confiance de la communauté internationale dans la lutte contre l’épidémie.

En mars de cette année, Shindo Eiichi a organisé un séminaire à Tokyo pour appeler tous les pays à renforcer la coopération dans la lutte contre l’épidémie. Selon lui, le concept de communauté de destin suit la tendance des temps et a montré une orientation pour régler les divers défis auxquels l’humanité est confrontée. Il est à espérer que tous les pays peuvent se conformer au concept de communauté de destin et travailler ensemble pour remporter la guerre contre la pandémie.

Sa vision de la BRI

Shindo considère la BRI comme le symbole de la nouvelle gouvernance mondiale. « La Chine a désormais le pouvoir d’exercer une influence et une initiative concernant la gouvernance, régionale ou mondiale. Il est temps que la Chine prenne l’initiative de changer le monde. C’est pourquoi la conférence a pour thème la gouvernance mondiale. »

Dans sa théorie des villes, il précise qu’un nombre croissant de villes coopèrent avec des groupes de réflexion dans la poursuite de la gouvernance internationale. Chengdu, par exemple, est une ville qui démontre une plus grande capacité d’intégration dans l’économie mondiale. Avec également l’intention de saisir cette occasion pour utiliser la force de proposition des groupes de réflexion internationaux pour explorer une nouvelle dynamique de développement.

Les villes fonctionnent comme des plateformes plus flexibles de coopération internationale selon lui.

Par Huanran Yang